Interim Management

La charité = faire un don d'argent ? Pierre fait autrement !


Les interim managers sont souvent des professionnels ayant de nombreuses années d'expérience en management dans divers secteurs, qui, à un moment donné, font le passage de cadre/gestionnaire à celui d'indépendant. Ils recherchent plus de liberté, d'indépendance, de variété et la possibilité de partager leur expérience avec les autres. 

Pouvoir passer rapidement d'une mission à l'autre, faire face à l'incertitude d'être un freelance, être immédiatement opérationnel, ressentir la culture d'une entreprise et être très flexible ne sont que quelques-unes des exigences nécessaires pour un interim manager réussi. 

Les interim managers doivent parfois faire face à des préjugés. 

Ils passeraient d'un projet à l'autre, pratiqueraient des tarifs élevés et seraient très peu engagés socialement. 

C'est dommage de penser cela ! Chez AUSY, nos interim managers nous prouvent le contraire tous les jours ! Ils profitent même souvent de l'expérience acquise pour soutenir des projets sociaux en dehors de leur travail. Ces prochains mois, nous vous présenterons Inke, Pierre et Marc. 

Nous vous avons déjà parlé d’Inke, advisor pour le SheDecides Movement, et Marc, co-fondateur du Fonds GavoorGeluk. Aujourd'hui, vous rencontrerez Pierre, qui, au plus fort de la première vague de la crise du corona, a trouvé le moyen de distribuer des masques aux personnes défavorisées.

Qui est Pierre ?

Pierre a rejoint AUSY en 2017. En tant que interim manager, il travaille dur et connaît de nombreux défis. 

"Mais ce travail implique aussi beaucoup de stress," dit-il. "C'est pourquoi j'essaie d'alterner ma carrière avec des périodes de repos. J’aime profiter de la vie et j'aime voyager. Actuellement, je prépare aussi mon doctorat en anthropologie. L'équilibre, c'est important dans la vie. Chaque jour est un cadeau et il faut en profiter."

Des masques pour les sans-papiers

"Je pense aussi qu'il est important de redonner à la société," dit Pierre. "J'aime aider les autres. Je le fais aussi dans mon travail. J'apporte de la structure et de l'équilibre aux organisations, mais j'essaie aussi de remonter le moral des employés. C'est souvent nécessaire, car lorsque j'arrive quelque part, cette entreprise se trouve généralement dans une situation difficile depuis quelque temps déjà."

"Au début de la crise du corona, je n’avais pas de mission. Lorsqu'une connaissance m'a demandé si je pouvais l'aider dans  le cadre de son dernier projet, la distribution de masques, j'ai accepté à une condition : que nous distribuions aussi des masques aux personnes qui en ont vraiment besoin, mais qui n'ont pas les moyens de les acheter."

Pierre continue : "Et c’est exactement ce que nous avons fait. Les masques buccaux, qui ont été livrés de Chine et distribués par nos soins, ont été distribués aux sans-papiers de Bruxelles. Officiellement, ils n'existent tout simplement pas, ils ne recevraient donc jamais de masques."

"Nous avons également distribué des masques aux orphelins, aux mineurs non accompagnés et aux personnes handicapées," explique Pierre. "Finalement, nous avons pu distribuer 25 000 masques gratuitement !"

Mais aussi d’autres projets

Pierre : "Ce projet a été mené à bien. Mais cela ne veut pas dire que je me repose !"

"Un autre projet qui me tient à cœur est l'école de la réserve naturelle Dimonika des Nations Unies, dans les montagnes du Mayombe au Congo. Dans cette région, il y a beaucoup de problèmes avec les mineurs d'or illégaux. En conséquence, l'école était complètement négligée et n'avait plus de professeurs. J'ai alors décidé de payer le salaire de deux enseignants afin que l'école puisse redémarrer. Ensuite, le gouvernement a entendu mon histoire. À ce moment-là, ils ont décidé de rembourser les salaires des enseignants. Maintenant, les enfants de cette école apprennent à nouveau à lire, à écrire et à compter. Je me rends compte que ce n'est peut-être qu'une goutte d'eau dans l'océan, mais ne rien faire et rester indifférent m'est impossible."

"J'essaie aussi de redonner à la société avec mon travail au sein du Lions Club," dit Pierre. "Ensemble, nous essayons de venir en aide aux enfants défavorisés et aux sans-abris de la région bruxelloise. Non seulement en leur donnant de l'argent, mais aussi en leur témoignant du respect, de l'honneur et de l'amour."

Pierre Hugé reading to children

Ce n’est pas seulement une question d’argent

"Je suis engagé à 100 % dans ces projets," Pierre raconte. "Quand je commence un projet, je le mène à bien. Bien sûr, cela signifie aussi que je me cogne parfois la tête contre les murs. Si un projet ne se déroule pas comme je le veux, par exemple, ou si, au cours d'une de mes missions, j'ai le sentiment qu'il est difficile de motiver les employés.”

"Il faut que je passe par-dessus tout ça, parce que finalement, je sais que j'aide beaucoup de gens. Parfois, je reçois des mails de collègues de missions précédentes qui me disent qu'ils étaient au bord de l'épuisement avant mon arrivée mais qu'ils se sentent beaucoup mieux aujourd’hui. Cela me motive énormément, c'est pour cela que je le fais."

"En plus, je n’apprécie guère les gens qui donnent de l'argent à des organismes caritatifs uniquement pour soulager leur conscience," Pierre continue. "L'argent seul n'aide pas les personnes défavorisées. Ils ont besoin de respect, d'amour et de motivation. C'est ce que je recherche dans tous les projets que j'entreprends : je ne fais pas que de la charité, j'essaie de faire une véritable différence."

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